Tchad : à cause des inondations, N'Djaména traverse des moments difficiles

La montée des eaux des fleuves Chari et Logone prend de l’ampleur et envahie les habitations de plusieurs communes de N’Djaména, faisant plusieurs déplacés. Des maisons se sont écroulées et d’autres sont inondées.

Depuis quelques semaines, les habitants des quartiers Toukra, Kabé, Digangali, Gardolé Djedid et autres sont sans abris. Certains ont trouvé refuge sous les arbres, devant la commune du neuvième arrondissement, et d’autres à Toukra, en plein air. Les champs de riz encore non récoltés sont dans l’eau.

Selon plusieurs habitants, les digues ont cédé face à la forte montée des eaux. Elles ont envahi les quartiers. Les riverains appellent le maréchal du Tchad à venir lui-même constater le désarroi qu’ils  vivent. Il faut noter que depuis plus de 6 mois, la commune du neuvième arrondissement est sans maire. Cette absence constitue un handicap pour cette commune.

La situation est alarmante : débordement de la berge côté Hilton hôtel, Sabangali et Ardepdjoumal menacés

Le maire de la commune du troisième arrondissement, Alhadj Idriss Sami Micho Chachati, lance un cri de détresse aux partenaires et aux bonnes volontés, pour lui venir en aide pour lutter contre d’éventuelles inondations des quartiers Sabangali, Ardepdjoumal et Djambal Barh.

A cet effet, il lance une opération de pose de batardos traditionnels (sacs de jute remplis de remblai) pour boucher certains trous qui seraient aussi une sorte de canaux qu’empruntent les eaux du fleuve pour se déverser dans les quartiers. J’ai fait le tour du quartier Sabangali : les eaux sont aux portes de nombre des concessions.

A Ardepdjoumal, le canal des jardiniers a débordé, la montée des eaux du fleuve Chari a même touché le centre-ville, à l’exemple du canal du marché à mil. Celui-ci, qui sépare ce marché du quartier Ridina, a debordé. Il est très difficile pour les usagers d’emprunter cet axe.

Les conséquences de la montée des eaux du fleuve Chari

La présence des hippopotames inquiète les habitants du quartier Gassi situé au sud du Palais de la Démocratie (Assemblée nationale). Les habitants, côté sud de l’assemblée, ne dorment pas sur leurs deux oreilles.

Suite à la montée des eaux du fleuve Chari, des hippopotames font en effet leur apparition dès la tombée de la nuit pour brouter l’herbe des prairies situées coté sud de l’Assemblée nationale. Ces hippopotames passent plusieurs heures dehors, avant de regagner le fleuve.

Un habitant du quartier explique que ces hippopotames et leurs enfants entrent dans les maisons et constituent une menace réelle. A cela, s’ajoute encore des encombrés et le manque de viabilisation des quartiers périphériques, qui font l’objet de tiraillements entre les différents services administratifs.

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Auteur·e

foulaty

Commentaires

SokikaLLC
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Bel article.

Ali Abdelkader Foulaty
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Merci